Destination
Taghit, Timimoun, Beni Abbès : les oasis du Sud-Ouest
Moins connues que le Hoggar, les oasis du Sud-Ouest offrent un Sahara accessible : dunes à portée de ville, ksour de terre et palmeraies irriguées.
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Pour un premier contact avec le Sahara, le Sud-Ouest a un avantage décisif : les grandes dunes commencent aux portes des villes. Pas besoin d'une expédition de plusieurs jours pour se retrouver face à un erg.
Taghit
À quelques heures de Béchar, Taghit est une oasis adossée au grand erg occidental. La configuration est spectaculaire : un ksar de terre en surplomb, une palmeraie en contrebas, et derrière, un mur de dunes qui monte à plusieurs dizaines de mètres.
On y vient pour :
- le ksar, village fortifié de terre dont on parcourt les ruelles couvertes ;
- les dunes, accessibles à pied depuis le village — le coucher de soleil depuis la crête est l'image que tout le monde rapporte ;
- les gravures rupestres des environs, disséminées dans les rochers ;
- la palmeraie et son système d'irrigation.
Timimoun
Surnommée l'oasis rouge pour la couleur ocre de son architecture de terre, Timimoun est l'une des plus belles villes sahariennes du pays. Son architecture soudano-sahélienne, ses arcades et son belvédère sur la sebkha en font une étape à part.
C'est aussi le point de départ vers le Gourara et ses ksour, ainsi que vers les fameuses foggaras — galeries drainantes creusées à la main qui amènent l'eau des nappes jusqu'aux jardins, parfois sur des kilomètres. Un ouvrage collectif millénaire, encore entretenu.
Beni Abbès
Entre Béchar et Adrar, Beni Abbès occupe une terrasse au-dessus de sa palmeraie, avec les dunes en face. La ville est connue pour son ermitage, sa palmeraie dense et son musée saharien.
C'est une étape naturelle sur la route entre Taghit et le Touat.
Organiser le voyage
La région se rejoint par la route, longue, ou par des vols intérieurs vers Béchar, Adrar ou Timimoun — nettement plus rapides.
Sur place, les distances entre oasis se comptent en centaines de kilomètres. Un véhicule est indispensable pour circuler entre les ksour, et l'accompagnement local est la règle pour tout ce qui sort du goudron.
Quand y aller
D'octobre à avril. De mai à septembre, les températures rendent la région difficile à parcourir.
L'hiver offre des journées douces et lumineuses, mais des nuits froides : prévoyez des vêtements chauds, même en plein Sahara.