Destination
Oran : le fort espagnol, la corniche et la capitale du raï
Deuxième ville du pays, Oran cultive une identité méditerranéenne décomplexée : espagnole par son histoire, musicale par sa réputation.
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Oran ne ressemble pas à Alger. Moins escarpée, plus ouverte sur la mer, marquée par quatre siècles de présence espagnole, elle a une réputation de ville légère et musicale — c'est ici qu'est né le raï.
Santa Cruz
Le fort de Santa Cruz, construit par les Espagnols au XVIe siècle, couronne le djebel Murdjadjo à quelques centaines de mètres au-dessus de la mer. À côté se dresse la chapelle Notre-Dame du Salut.
On y monte autant pour la forteresse que pour le panorama : la baie entière, le port, la ville, et par temps clair une bonne partie de la côte. C'est le premier arrêt à faire, parce qu'il donne la géographie de la ville.
Sidi El Houari
Le plus ancien quartier d'Oran, en pente vers le port, concentre l'essentiel du patrimoine ancien : mosquées, anciens bains, vestiges espagnols et ottomans, ruelles étroites. Une partie du bâti est fragile ou en restauration.
C'est un quartier qui se visite accompagné, à la fois pour les explications et pour l'orientation.
Le centre et le théâtre
Le cœur du centre-ville s'organise autour de la place du 1er Novembre, bordée par l'hôtel de ville et le théâtre régional, édifice du début du XXe siècle à la façade remarquable.
Les boulevards alentour se prêtent à la marche : commerces, cafés, façades ouvragées. C'est le quartier où l'on sent le mieux le rythme de la ville.
La corniche oranaise
Vers l'ouest, la route littorale file le long de falaises et de criques jusqu'à Aïn El Turk et au-delà. Plages, restaurants de poisson et points de vue s'y succèdent.
C'est l'excursion classique d'une demi-journée, et la voiture y est nettement plus pratique que les transports collectifs.
Aux alentours
Tlemcen est à quelques heures de route vers l'ouest : c'est l'un des ensembles d'architecture islamique les plus riches du Maghreb.
Mostaganem et la côte à l'est offrent d'autres plages et un rythme plus calme.
Pratique
- Oran est desservie par l'avion et par le train depuis Alger, avec une liaison ferroviaire confortable.
- La ville est moins pentue qu'Alger : la marche y est plus facile.
- L'été est très fréquenté sur la corniche : réservez votre hébergement à l'avance en juillet et août.